le 23 september 2009 Said T. Jawad, ambassadeur de líAfghanistan aux …tats-Unis (photo: Francesca Lanata)
Par Carl Mercer
On a souligné le travail du Canada en Afghanistan à Washington, en septembre, lorsque l’état-major de liaison des FC a tenu le « Forum sur l’Afghanistan.
Des dizaines de fonctionnaires, de diplomates et de journalistes ont convergé vers l’ambassade pour assister à une activité visant à souligner les obstacles que doivent surmonter le Canada et les États-Unis en Afghanistan.
Pendant une présentation sur la simulation de combat hyperréaliste, on a montré des vidéos d’entraînement préalable au déploiement, dans lesquelles on voit des explosions d’engins explosifs improvisés et des attaques d’insurgés. Dans les vidéos, des acteurs afghans et de vrais amputés, aspergés de faux sang très vraisemblable, ont joué le rôle de civils et de soldats grièvement blessés, afin de permettre aux militaires de bien sentir la triste réalité de ce qui peut se produire sur le terrain.
Lors du forum, un groupe d’experts sur les troubles de stress post-traumatique (TSPT) a parlé des inquiétudes grandissantes au sujet des blessures psychologiques que subissent les soldats. La Dre Sonya Norman, de la clinique de TSPT de San Diego, a expliqué que les traumatismes psychologiques sont une réaction normale chez l’humain, et qu’ils nous amènent à nous poser la question suivante : que faire de sa vision du monde après avoir vécu quelque chose d’aussi terrible? Afin de souligner l’approche pangouvernementale adoptée par le Canada en Afghanistan, deux groupes d’experts se sont penchés sur la reconstruction, soit la formation des forces policières afghanes et le travail des équipes provinciales de reconstruction. Le chef de police Paul Young, de la Sous-direction des missions de paix internationales de la GRC, a parlé du travail exemplaire des centaines de policiers canadiens dans des zones de conflit comme l’Afghanistan. Il a mentionné que la formation des policiers et le renforcement des capacités viennent compléter le travail des FC et que, lorsque le Canada quittera l’Afghanistan, le pays possédera une force policière efficace appuyée par la population.
Lucas Robinson, qui vient de terminer une affectation à l’Agence canadienne de développement international, a parlé de missions propres au Canada, dans le cadre desquelles des Canadiens travaillent à améliorer la vie des Afghans au moyen de reconstruction. Or, ces missions et les œuvres de développement social sont des processus très longs. Karen Walsh, de l’organisme Development Alternative International, explique qu’il faut conditionner les réussites petit à petit, pour donner un aperçu aux Afghans. Il faut qu’ils puissent s’approprier ces réussites, qu’ils puissent les sentir. »
L’une des activités les plus courues du forum a été le repas à l’afghane, en compagnie de Said T. Jawad, ambassadeur de l’Afghanistan aux États-Unis. Ce dernier a déclaré aux représentants canadiens et états-uniens que leur pays respectif est en Afghanistan à la demande du peuple et du gouvernement afghans et qu’ils ont reçu le mandat de protéger l’Afghanistan. Il a remercié les deux pays de leur appui coûteux en déclarant : « Aller en Afghanistan est un travail dangereux, mais ne pas y être l’est encore plus. »
On le sait, la guerre en Afghanistan est sur toutes les lèvres des représentants des gouvernements et de la défense au Canada et aux États-Unis. Or, le forum a donné l’occasion aux deux groupes de discuter des difficultés et de souligner l’étendue et la probité d’un partenariat canado-états-unien.